Description
Il convient particulièrement aux peaux sèches et très sèches car l’huile d’olive et de laurier qui le composent offrent une action apaisante, adoucissante et nourrissante. Résultat : le film hydrolipidique de la peau est naturellement régénéré.
Ingrédients
Les ingrédients de la recette originale sont l’huile d’olive, l’eau, l’huile de baies de laurier et la soude végétale. Le savon traditionnel ne contient aucun produit de synthèse, aucun solvant autre que l’eau, aucun colorant autre que ceux propres aux huiles, aucun fixateur de parfum, aucun dérivé de graisse animale.
Propriétés
Le savon d’Alep est dit « surgras » car il lui est ajouté, en fin de saponification, de l’huile de baie de laurier, dont la concentration et les pourcentages varient pour des utilisations diverses. Cette huile, aussi appelée « beurre de laurier », ne doit pas être confondue avec l’huile essentielle de laurier, obtenue par distillation des feuilles, et non issue du fruit (baie).
Le savon d’Alep a la particularité de flotter dans l’eau (sauf si la concentration en huile de baie de laurier est très importante). Ce savon peut se garder dans un endroit sec des années sans perdre ses propriétés. Il est d’ailleurs considéré que plus son temps de séchage (affinage) est grand, plus le savon gagne en douceur.
L’huile de baie de laurier offre des propriétés anti- bactériennes et cicatrisantes.
UTILISATION : Capillaires et corporel (Excellent pour l’eczéma, Acné, Psoriasis…)
Histoire
Le savon d’Alep a été élaboré, à l’origine, dans la ville d’Alep il y a 3 500 ans. Il est considéré comme le plus vieux savon du monde. Sa recette aurait atteint l’Europe au XII siècle lors des croisades. Des savonneries virent le jour en Espagne (voir savon de Castille) et en Italie. La production reste cependant faible. Il est le lointain ancêtre de l’ensemble des savons durs et, en particulier, celui du savon de Marseille, qui lui date de la fin du XV siècle.
Même si l’appellation d’origine n’est pas protégée, il est surtout fabriqué à Alep et alentour comme la vallée de l’Afrin. Depuis la fin de la bataille, plusieurs savonniers ont repris leur production dans Alep et sa banlieue.
Fabrication
Pour obtenir la saponification, l’huile d’olive est mise dans une cuve enterrée, avec de l’eau et de la soude d’origine végétale (salicorne, salsola kali). Le contenu est chauffé jusqu’à ébullition dans des chaudrons de cuivre pendant trois jours. Durant cette période, la réaction chimique transforme l’huile en savon liquide. L’huile de baie de laurier est alors ajoutée en fin du processus.
La pâte est étalée sur le sol de l’atelier, recouvert de papier paraffiné. Pendant que le savon refroidit, des ouvriers, avec une planche attachée à chacune de leurs chaussures, marchent sur le savon pour uniformiser son épaisseur. Ensuite, le savon, toujours sur le sol, est coupé en blocs avec un instrument qui ressemble à un râteau, et les pains sont estampés.
Après l’estampillage et un séchage suffisant, les savons sont stockés dans une cave, où ils vieillissent entre 6 mois et 3 ans. Pendant le vieillissement, plusieurs modifications se produisent : la soude qui n’a pas réagi avec l’huile se décompose ; le taux d’humidité diminue.

